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Quand la musique populaire française chante le sport

Publié par Auteur invité on 16/01/19 09:24

Série Sport & Musique, épisode 1 (2/2)

Après les anglo-saxons, bienvenue chez nous, en France ! L’impasse sera faite sur la chanson d’avant-guerre (ou d’entre deux) qui a glorifié les belles valeurs du sport à grands coups de trémolos dans la voix. 

Sans faire injure à ce genre un peu désuet (quoique le plus prolifique sur le sujet, notons-le), il déroute parfois nos oreilles d’humains de la fin du 20ème siècle  - que dire de celles nées au 21ème ? Quoi qu’il en soit, notre panier garni maison a le mérite de traiter le sujet sportif par des biais très divers.

 

Série Sport & Musique, épisode 1 (1/2) 

 

1. Le terrain de foot

 

On a cherché par tous les moyens à échapper au Passement de jambes de Doc Gynéco, au Santa Maradona de la Mano Negra et autre Allez les Verts de… non, on ne veut pas savoir. A force de travail, ça finit toujours par payer : écoutez donc le Quitte-moi pendant la coupe du monde (2011) de Gérard Cailleux, ça vaut son pesant de petits ponts malgré un jeu pas toujours en finesse – mais doit-on vous rappeler d’où l’on vient ? Et comme c’est un chanteur de cabaret, on se rattrape un peu de l’éviction citée plus haut.

 

2. Le ring de boxe

 

Lors du dernier épisode, l’importance de ce sport dans la culture populaire américaine a été développée. Moins présent chez nous, quelques hommages au « noble art » émergent pourtant, en tête desquels Quatre boules de cuir (1968) de Claude Nougaro. Préférez l’écoute de la version en comité réduit de 1969 : la batterie hyperactive y évoque de manière imparable le jeu de jambes du boxeur, les « boxe ! boxe ! » syncopés comptent les coups, la cloche retentit à plusieurs reprises, on y est. Les changements de rythme et d’appuis si propres à ce sport sont également retranscrits dans la structure d’un texte très narratif, où l’image centrale, répétée, est finalement complétée : « quatre boules de cuir et soudain deux qui roulent ».

 

Sur un mode plus tragi-comique désabusé, on peut également citer le Frappe au foie (1967) de Guy Marchand, à l’origine chanteur de jazz. On n’est pas encore au niveau de kitsch de “Destinée” mais le bonhomme ne se prend déjà pas au sérieux - merci bien.

 

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3. Les survêts fluo en goguette

 

Plutôt qu’une section dédiée à Véronique et Davina, ce titre est surtout un prétexte éhonté pour détourner le propos vers la farce anachronique de Jean Yanne, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982). Yanne composait lui-même la plupart des musiques de ses films (encore un musicien devenu acteur et réalisateur). Il livre pêle-mêle dans cette BO un cantique en reggae, une vie de Jésus très soul, et – dans le cas qui nous occupe – un Aerobic connection très antico-eighties (du gros beat ET des paroles en latin), bande-son de la scène de l’entraînement fitness des « Compagnies Romaines de Sécurité » (sic).  César (Michel Serrault), qui observe l’entraînement depuis les tribunes, a des vues sur l’une des recrues et cherche un prétexte pour se rapprocher de lui. On vous laisse (re)découvrir la suite dans tous les bons cinéclubs, militants LGBT orthodoxes et syndicalistes Alliance hypersensibles s’abstenir.

 

Bonus track : Parcours santé (1983) de Tom Novembre, touche-à-tout qui apporte son petit écot moqueur, sans prétention.

 

4. L’atelier du vélo

 

Les Américains ont la boxe, nous on a le cyclisme. On l’a même tellement que vous aurez un peu plus de temps pour régler vos braquets : on vous réserve un article spécialement consacré au Tour de France en musique très bientôt. Elle est comme ça, la Petite Reine, elle ne partage pas son billet.

 

5. Le titre auquel vous avez échappé

 

500 connards sur la ligne de départ de Renaud. Recalé par le comité pour cause de sport mécanique (non éligible). Entre nous, c’est bien dommage.

 

Dès le prochain épisode, des playlists pour courir !

 

 

 

Tags: La Récup'

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