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La playlist running idéale (2/3) : Rock !

Publié par Auteur invité on 03/05/19 11:18
  

On rebranche micros et amplis pour cette nouvelle édition. Pour autant, pas question de vous retrouver à headbanger frénétiquement (pléonasme) sur votre parcours running préféré, vous perdriez contenance et souffle prématurément...

Les fans d’AC/DC seront déçus, annonçons-le d’emblée : du flegme autant que possible, un tempo modéré, une énergie purgée d’excès qui ne rogne pas pour autant sur la niaque bondissante nécessaire, du binaire à deux jambes, beaucoup de binaire, tels sont nos ingrédients d’une bonne playlist rock.

 

Tu l'as compris, aujourd'hui je te partage ma playlist running spéciale rock ! Si tu ne l'a pas encore fait, je t'invite à découvrir la première playlist running de la série, que j'avais partagée il y a peu de temps : 

 

La playlist running idéale (1/3)

 

Durée totale de la playlist : au moins une heure.


  • Pink Floyd - Echoes, 1ère partie (7’00’’)

Pas de panique, la série de bips que vous entendez dans les premières secondes n’est pas destinée à vous faire passer un Test de Luc Léger. C’est tout le contraire puisqu’il s’agit du coup d’envoi de votre exercice du jour - et peut-on rêver meilleure entrée en matière que celle proposée par le clavier de Rick Wright ? Vous faites le vide et quelques mouvements d’assouplissement sur l’arrivée progressive de la musique, la batterie n’entre en scène qu’à la fin des deux premières minutes. Même lorsque l’ensemble du groupe se rejoint, le tempo reste lent, vous avez le temps de vous installer bien confortablement dans votre course en trottinant.


  • The Clash - London calling (3’20’’)

On ne traverse pas encore l’Atlantique mais une frontière bien plus massive est franchie : celle qui sépare le rock progressif du punk-rock. Lancés, vous prenez ainsi un peu de nerf - dont quelques points de tempo, mais pas que.


  • En cas de footing ensoleillé : Steppenwolf - The pusher (6’00”)

Ce coup-ci on passe l’océan pour se retrouver en plein Easy rider. De sa BO et de Steppenwolf, on cède bien volontiers Born to be wild à la playlistRoute 66” (ou “Autoroute du Soleil sortie camping de Fréjus” pour les irréductibles), puisque notre préférence va au crépuscularo-nonchalant The pusher; nettement plus propice au calme après le passage des Clash.


OU en cas de footing pluvieux : The Doors - Riders on the storm (7’00’’)


Footing pluvieux, footing heureux. Pour l’ambiance, surtout, plus que le rythme.

 

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  • Creedence Clearwater Revival - Born on the Bayou (5’15’’)

Un des plus gros tubes de “CCR”, moins à fond la caisse que Proud Mary, plus adapté aux fondeurs. Une magnifique vitesse de croisière en hydroglisseur sous le soleil des Everglades, si ça, ça ne vous porte pas...


  • David Bowie - Starman (4’15’’)

Re-l’Angleterre. Bowie. La classe. What else ?


  • Led Zeppelin - Trampled under foot (5’35’’)

Une composition atypique chez le quatuor au gros ballon, coutumier des structures plus complexes, moins répétitives. Comme quoi, avec du talent, il est possible de bâtir un morceau sur un riff unique, mécanique et perpétuel sans forcément le transformer en rengaine. Pan, Franz Ferdinand.


  • Brian Jonestown Massacre - Straight up and down (4’35’’)

D’autres titres du groupe d’Anton Newcombe auraient pu convenir à cette sélection, comme ceux de leurs meilleurs ennemis les Dandy Warhols, qui s'ébattent dans le monde merveilleux du rock psychédélique. Ce style homogène, à la fois planant et souvent régulier rythmiquement se prête parfaitement à votre présent loisir, s’il est à votre goût vous pourrez certainement en faire une running playlist exclusive.


NB #1 : Le documentaire Dig !, qui montre la vie de ces deux bandes pendant plusieurs années vous est chaudement recommandé. Vous approcherez l’un des plus grands mystères de l’humanité, à savoir comment Newcombe, personnage totalement incontrôlable et décadent (oui, même à l’échelle du rock) peut encore être en vie à l’heure où ces lignes sont publiées.


NB #2 : BO toujours (cf plus haut), Scorsese toujours (cf épisode 1), Straight up and down sert au générique de la série Boardwalk Empire, vivement conseillée elle aussi.


  • The Black Keys - Girl is on my mind (3’30’’)

Duo qui aime les voitures américaines (El Camino) et les dirigeables au nom allemand. Tout est lié.


  • Blue Öyster Cult - O.D.'d on life itself (4’50’’)

Un morceau correct d’un super album d’un groupe essentiel. Moins exposé que la discographie de Led Zep’, on vous signale donc ce Tyranny and Mutation pour après votre douche en écoute intégrale. Et, non vous ne rêvez pas, cette formation s’appelle bien le culte de l’huître bleue, l’ésotérisme est de bon aloi dans les années 70.

 

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  • The Who - Won't get fooled again (8’35’’)

Huit. Minutes. Et demie. Sans recours au rock progressif. Messieurs, bravo.


  • Grand Funk Railroad - Rock n'roll soul OU We're an american band OU Walk like a man (3’30’’ à 4’00’’)

Au choix, une belle pièce de rock festif d’un power trio habité. Ecoutez aussi leur reprise des Stones, Gimme Shelter.


  • Final sans emballement : Lynyrd Skynyrd - Free bird SANS le solo de guitare (4’40’’)

Une jolie ballade sudiste pour ralentir et terminer tout en douceur.


OU Final avec emballement modéré : Black Sabbath - Paranoid (3’00’’)


Là où Ozzy Osbourne passe monte le taux de folie. Pas uniquement de folie, d’accord.


OU Final avec emballement surhumain : Lynyrd Skynyrd - Free bird AVEC le solo de guitare (9’00’’)


Le calme avant la tempête, puis l’accelerando va chercher le solo, irrésistible, monumental, légendaire. Interminable aussi, quatre minutes de solo de guitare ça commence à faire du bel emballement, si vous tenez le choc bravo à vous. Au-dessus du Test de Luc Léger, le test de l’oiseau libre.

Tags: L'Entraînement

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