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Des origines de Boogie aux nouvelles médailles des Squaddies

Publié par Boogie on 24/06/19 18:08
Boogie
  

Boogie a remonté le temps pour se renseigner sur ses ancêtres. Il est parti pour un parcours initiatique vers un mieux être et un meilleur savoir-être ! Au cours de son voyage, notre Héros poilu préféré a vécu de nombreuses aventures, qui l'ont inspiré pour créer de nouvelles médailles. Pour tout savoir sur ses péripéties, c'est ici! 

 

Première étape du voyage de Boogie pour retracer ses origines : la rencontre avec le Vélouciraptor

 

“J’ai atterris en haut d’une montagne, mais il faisait beaucoup trop froid pour moi.. Je me suis dis que ,si avec mes poils il faisait quelque peu frisquet, l’arrière-arrière-arrière-...-cousin devait bien se les peler avec sa peau d’imberbe. Je suis donc descendu dans la plaine, et en discutant à droite à gauche avec quelques dinos, j’ai pu retrouver ce cher Vélouciraptor.

Il est très sympa, et à vrai dire il parle énormément. Il m’a montré ses techniques pour effrayer les Ptérausores (des pigeons, en mieux), les quelques lacs sympas dans lesquels on pouvait déguster de l’eau minérale locale, et il m’a même donné deux-trois astuces pour bien manger sans avoir à chasser (j’avais un peu perdu la main moi).

C’est d’ailleurs en me promenant vers ces lacs que je suis tombé sur un festin, mais j’ai compris un peu tard qu’il était déjà réservé. Alors que je m’en mettais plein la panse, j’ai senti une présence derrière moi. Une présence terriblement imposante, et le poids d’un regard qui avait bien envie de m’ajouter à son assiette. Alors que je commençais à fermer les yeux, en acceptant mon destin et en pensant à tous les Squaddies que je laissais derrière moi, mon cousin m’a attrapé par le cou, envoyé sur son dos et a détalé vers la plaine d’où on venait. Je ne me suis retourné qu’une fois, pour voir si l’immense dino à qui je venais de voler le repas arrivait à tenir la cadence, mais il était loin derrière.

Arrivé à la clairière, le Vélouciraptor m’a posé par terre, tout essoufflé. Et quelle course ! Flashé à 65km/h sur Strava. Foi de Boogie, j’ai rarement vu ça. Cette frayeur m’a mis dans un tel état, que j’ai préféré prendre congé de mon cousin (après l’avoir chaleureusement remercié) et rentrer chez moi. Une sacré aventure, qui n’est pas la dernière. Une chose est sûre, être aussi inconscient ça ne m’arrivera pas deux fois. La suite de mon voyage, sera, je l’espère, un peu moins forte en émotion.”

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Deuxième étape du parcours initiatique de Boogie, le tête à tête avec Toutânkhaloup

 

Après une première experience forte en émotions, Boogie a profité d'une bonne nuit de sommeil avant de se remettre en route pour découvrir un autre de ses ancêtres. 

 

“Après mon voyage éprouvant au temps des dinosaures où j’ai pu rencontré ce cher Vélouciraptor, je suis monté dans la machine en espérant vraiment tomber dans une époque un peu plus détendue, et surtout un peu moins risquée pour ma belle vie de chien. Quel ne fût pas mon soulagement lorsque j’ai atterri les pattounes dans le sable, avec un petit levé de soleil ma foi fort plaisant.

Ce n’est qu’au bout de quelques minutes de marche que je me suis rendu compte que je n’avais absolument aucune idée d’où j’étais, d’où j’allais, et de comment me repérer. C’est en gravissant une dune de sable que j’ai blêmi : j’étais en plein désert ! Le soleil n’était pas encore haut dans le ciel,  j’avais le temps de trouver un abri, refuge, oasis ou que sais-je encore. J’ai décidé de m’orienter vers ce qui me semblait être, au loin, une ville. Alors que j’étais sur la route toute la sainte journée, je me suis demandé comment j’allais faire pour retrouver mon cousin cette fois.

Accablé par la chaleur, le manque d’eau et la fatigue, je pense que j’ai déliré un peu. Enfin j’en suis sûr puisque j’ai eu une discussion avec mon compagnon de route, qui s’avérait être mon double. “Boogie, entre nous, les croquettes à la prot’ ça va plus être possible.. Tu sais bien qu’on les digère pas. Et puis aussi, molo les nouvelles versions de l’app sans prévenir les Squaddies hein.. Ouais et ta photo de profil va falloir faire un truc, comment tu veux passer pour un canidé sérieux avec ta casquette de travers?..”. Sur ces belles paroles, je (nous?) suis arrivé aux portes de la ville, dans laquelle on m’a très bien accueilli, à base de litres d’eau et de massages de muscles endoloris.

Une fois m’être fait pouponné, je suis parti à la recherche de Toutânkalou. Pas très, discret le bougre, sa demeure est la plus grande de la ville : le palais. La bonne santé et la vivacité du cousin m’ont sauté aux yeux dès les premières minutes passées en sa compagnie. Nous avons longuement parlé de ses responsabilités, ses difficultés à diriger une cité en bord de Nil et tout un pays, et aussi la possibilité d'ajouter une option natation sur l’app dans un futur lointain. Mais j’ai finalement réussi à lui poser la question qui me brûlait les babines depuis notre rencontre : quel est son programme d'entraînement?

“Oh c’est très simple, je commence par un petit échauffement articulaire et musculaire, ensuite je fais un footing tranquille du palais jusqu’au Nil. J’enchaine avec 4 traversée du Nil, puis ensuite un run à allure soutenue jusqu’aux Pyramides, je les escalade, et je reviens tranquillement au Palais. Après ça, ma journée peut commencer”. Bah oui, très simple finalement, juste un Iron man avec du D+ tous les matins. Pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ? J’ai du laisser le cousin retourner à ses occupations, une histoire d’invasion de criquets dans la ville, et je suis retourné à la machine (mais cette fois-ci avec des gourdes). Le retour s’est donc déroulé sans encombre, et de retour chez moi je n’avais qu’une envie : repartir chercher d’autres cousins. J’étais bien loin de me douter où allait me mener mon prochain voyage.”

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Troisième étape du parcours initiatique de Boogie, l'entrevue avec Sparta Loup

 

 

“Après mon arrivée en plein désert du voyage précédent, imaginez mon bonheur lorsque j’ai réalisé être près d’un ruisseau. Plus particulièrement de l’Eurotas. C’est en voyant passer un groupe de soldats que je compris où j’étais : en Grèce Antique. Et pas n’importe où : non loin de Sparte.

Trouver mon cousin n’a pas été très compliqué. Une fois arrivé à la cité, je me suis rendu compte que les Spartiates n’étaient pas très poilus, or mon cousin l’était. Il m’apprit qu’à Sparte, l’esprit de communauté était très important. Ici, tout le monde apprend dès son plus jeune âge à entrer au service des autres et de la cité. Cela peut se faire via un apprentissage militaire, politique, etc. Dans son cas, il était devenu messager, car il était extrêmement endurant, peu importe les conditions climatiques ou le fait que le terrain soit escarpé.

Étant actuellement en période de guerre, il me dit qu’il devait rejoindre les troupes Spartiates et Athéniennes occupées à tenir têtes aux Perses. Il me proposa de venir avec lui, si j’étais capable de tenir le rythme. Vous me connaissez, je n’ai pas pu dire non à une longue sortie trail en pleine nature Grecque. Nous étions donc en chemin pour rejoindre le front lorsque des Perses nous tendirent une embuscade au détour d’une gorge.

Incapable de me battre, encore moins contre des soldats, je me demandais sérieusement comment j’allais faire pour m’en sortir cette fois-ci. C’est alors que mon cousin me regarda, et sauta dans le canyon profond d’au moins 8 mètres en hurlant “Kawaboogiiiiiiiiiie”. Sans hésiter, je le suivis et j'atterris dans l’eau ma foi fort agréable (elle était bonne) quelques mètres plus bas. Les soldats médusés firent demi tour, en nous laissant barboter. Une fois remis de nos émotions, mon cousin me déposa à Sparte et reparti accomplir son devoir. Je tiens de source sûre que ce jour là, nous venions non seulement de créer le canyoning, mais aussi de donner naissance à un célèbre cri, maintes fois déformé et désormais utilisé par un gang de tortue. C’est le poil un peu mouillé que je rentrais chez moi ce soir là.”

 

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Quatrième étape du généalogique-trip de Boogie, la rencontre avec Juloup César

 

“C’est à la lisière d’une forêt que je me rendis cette fois-ci. Un immense campement de tentes, parfaitement ordonné et aligné se tenait sous mes yeux ébahis. La légion qui sortit à ce moment du camp me mit la puce à l’oreille : c’était des romains. Je me frayai donc un chemin jusqu’aux gardes présents à l’entrée et l’on m’escorta sous bonne garde jusqu’à la plus grande tente.

Celle de Juloup César. Même quand on est au courant, c’est assez dur d’imaginer qu’un personnage si important se promène sans cesse avec du laurier posé sur la tête. Et bien croyez moi, c’est le cas. Et ça empestait dans la tente (ça se devine que je ne supporte pas cette plante?). Toujours est-il qu’il me souhaita la bienvenue et m’expliqua qu’il recevait des cadeaux venus de tout son empire aujourd’hui.

J’ai beau être habitué à m’en mettre plein la vue avec tous ces voyages, je dois dire que l’ensemble des mets, richesses et marchandises exotiques qui défilèrent sous cette tente durant toute l’après-midi me laisse encore bouche bée. Un paon rouge venu tout droit de contrées lointaines, un nain capable de courir vite et de voyager loin, des contorsionnistes au corps modulable et des chanteurs à la voix d’ange, tout était grandiose.

Vint alors un gâteau à la forme si alléchante que je ne pu m’empêcher de lécher mes babines. Coulant d’un délicieux breuvage et brillant comme une étoile, son nom était imprononçable dans notre langue. C’est pourquoi Juloup César décida de le renommer avec le même nom que portait le camp dans lequel nous étions. C’est ainsi que fut officialisé le babaorum, devenu depuis le Baba au Rhum.

Après ce défilé de cadeaux, mon cousin exigea qu’on nous laisse seuls. Il me confia alors que le plus dur n’était finalement pas de gagner des guerres, mais bien de garder la paix. Et ces satanés gaulois s’insurgeaient sans cesse contre le triathlon. Il prit congé en m’expliquant qu’il devait aller démontrer à un village d’irréductibles les bienfaits des ravitaillements, alors qu’eux ne juraient que par leur gourde de potion individuelle. Bien content de ne pas avoir à gérer un empire, c’est la tête reposée que je rentrais chez moi.”

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Cinquième étape du voyage de notre Héros préféré, le tutoiement du Loup Viking

 

“Le froid et la neige. Ce sont les deux premières choses que j’ai tout de suite reconnu en arrivant. Un froid terrible. J’allais avoir besoin de me couvrir un peu si je voulais rester dehors. C’est en marchant dans la neige que j'aperçus au loin un village. La grande difficulté n’a pas été de m’y rendre, mais bel et bien de trouver mon cousin.

Ici les gens étaient bien plus poilus que lors de mes précédents voyages. Après maintes recherches, je finis par le trouver. Il était en train d’aiguiser son épée en regardant la mer. Il m’expliqua que le village devait partir en expédition, le devin avait eu une vision : ils devaient trouver la maison d’Odin, qu’on appelle Asgard. Le départ était prévu quelques heures plus tard, j’eu tout juste le temps d’apprendre à connaître mon cousin et de trouver une couverture à ma taille que nous étions partis.

Nous mettions les voiles vers une terre que les guerriers n’avaient encore jamais foulé. Plus froide encore que l’île que nous venions de quitter, je n’osais imaginer quel genre d’animaux ou créatures vivaient ici. Entre les sangliers hauts de quelques mètres, ou les Ours blanc comme la neige et rapide comme le vent, les guerriers furent mis à rude épreuve. Malheureusement, toute leur bravoure ne sembla pas charmer Odin, qui pas une fois ne nous indiqua où se trouvait sa demeure. Après des jours à arpenter grelottant cette immensité désertique, le chef du village décida qu’il fallait rentrer, au risque de s’exposer à des pillages si nous partions trop longtemps.

Le voyage du retour fut silencieux et triste, tous espéraient pouvoir trouver enfin Asgard, et tous étaient déçus que ce ne soit pas le cas. De retour au village, je pris congé de mon cousin, en m’excusant de ne pas avoir pu être utile. “Ne t’en fais pas, la prochaine expédition nous emmènera vers des terres que nous connaissons bien maintenant, où les habitants nous attendent toujours les bras chargés de victuailles et de richesses” me répondit-il, un sourire carnassier aux lèvres. Ne voulant pas en savoir plus, c’est l’esprit tourmenté que je me rendais vers la prochaine étape de mon voyage."

 

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Sixième point de passage pour Boogie les cavalcades avec Loupirate

 

“Vous imaginez des brouhahas de tavernes, des lames d’épées qui s’entrechoquent, quelques bruits de tirs, des haussements de voix de demoiselles qu’on importune, des rires graves et gras qui suivent une plaisanterie qui devait l’être au moins tout autant, des grognements de cochons, et de piaillements d’animaux en tous genres, des odeurs d’égouts, de parfums enivrants, de bières et de rhums renversés, le vent marin et celle de la pluie ?

Vous avez donc une vague idée de ce que j’ai ressenti lorsque j’ai atterri dans l’époque de mon 6ème cousin. Où étais-je ? À Tortuga ma p’tite dame. Et dans le vacarme et le désordre ambiant, tous les sens aux aguets, j’entrepris de rechercher mon aïeul. Premier lieu où chercher : la taverne bien entendu. Après tout, c’est un savoir faire familial. Il était bien là, accoudé au comptoir, à surveiller une table bien remplie, qui semblait faire plus de vacarme encore que les autres (si c’était possible).

Après quelques mots, je le suivis en direction de son équipage et nous prîmes la direction du port. Il était temps pour moi d’embarquer dans mon premier voyage en tant que marin. Je pris place à côté d’un brave mousse, qui se démenait à m’expliquer les différents noeuds marins. Au bout de quelques heures de navigation, je me rendis compte que nous n’avancions plus vraiment et j’entrepris de regarder la mer.

Plate, une immense étendu plate, telle un immense terrain vague. Et l’air lourd, sans aucun vent, sans aucun mouvement. Le temps figé. Voilà à quoi ressemblait la situation lorsque j’ai entendu mon cousin hurler “Tous aux canots !”. Il m’était impossible de comprendre cet ordre soudain, je ne voyais rien de menaçant, tout semblait immobile. Pourtant comme un seul homme, l’ensemble de l’équipe abandonna son poste, laissa tomber cordes, voiles et autres poulies pour se diriger vers les chaloupes.

D’un geste du menton, le capitaine me fit comprendre de suivre la marche. Résolu, je suivis donc le groupe sans vraiment comprendre. Au bout de quelques minutes passés dans les canots, au rythme des rames qui s’enfonçaient puis ressortaient de l’eau, j'écarquillais les yeux. Deux immenses tentacules, semblables à celle d’un poulpe par l’aspect, s’abattaient sur notre bateau et l’entrainaient de par le fond. “Foutu Kraken” entendis-je murmurer. Le cousin avait donc flairé avec je ne sais quel sens, que le Kraken était à notre poursuite. Toujours est-il qu’il nous avait sauvé la vie.

Voyant mon air interloqué, le capitaine s’adressa tout bas à moi : “Ce n’est pas la première fois qu’il nous sauve tu sais. Une fois il nous a empêché de suivre un galion espagnol qu’on tenait presque, tout ça pour qu’on le voit s’écraser sur des récifs quelques minutes plus tard. Depuis tout le monde l’écoute.” Avant de reprendre encore plus bas : ”Tu sais, beaucoup parcourent le monde à la recherche de Trésors plus fous les uns que les autres, en oubliant que le plus grand trésor qu’ils puissent trouver c’est un équipage que l’on considère comme sa famille”. Le coeur lourd d’émotion, je pris congé de mon cousin et de l’équipage lorsqu’un bateau nous déposa sur les plages de Tortuga. Je rentrais donc chez moi la tête pleine de souvenir et déjà l’appétit grandissant pour un nouveau voyage.”

 

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Septième rdv pour Boogie et non des moindres, Loup XIV

 

“Avec du recul, c’est un des voyages qui a été le moins semé d’embûches. Je suis apparu non loin de Versailles, ce qui m’a donc évité un périple dans le désert, ou une promenade dans Tortuga.

J’eu un peu de mal à convaincre les gardes que j’étais un lointain cousin de Loup XIV, mais ils ont fini par me laisser passer. Il était dans la salle commune, avec nombre de courtisans. Tout le monde buvait ses paroles, et je réalisais soudain qu’il parlait d’une astuce pour s'entraîner en prévision d’une “4 lieux” (notre semi-marathon en gros).

Il vantait les mérites de l’endurance fondamentale, qu’il pratiquait quand même à 2 lieu par cadran (soit 10 km/h). Tous étaient admiratifs de sa maîtrise de la course et de la puissance qu’il dégageait. Je le suivis le reste de la journée en me mêlant aux courtisans. De partout dans le monde, les gens venaient pour l’écouter ou pour lui partager leur expérience.

Dans les jardins, certains faisaient part d’une baie de leur région qui permettait de s’hydrater en course tout en remplissant le sentiment de satiété. Aux fontaines, d’autres lui soufflait la technique des 4 battements, pour respirer régulièrement et s’assurer une traversée plus simple de toute étendue d’eau. Au détour de la salle du jeu de paume, on entendit même un courageux clamer que Loup XIV devrait sans tarder organiser une course de 8 lieues chaque année dans une bourgade non loin, nommée Paris, pour que tout le monde puisse se mesurer à lui.

Je n’eu le temps de lui poser qu’une seule question en privé, à savoir le secret pour courir une course de 8 lieues en moins de deux cadrans. Je préfère garder pour moi les mots qui sortirent de sa bouche ce jour là. C’est la tête pleine d’étoiles et d’émotions que je rentrais chez moi, pressé de mettre ses conseils à profit.”

 

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Huitième point de passage pour Boogie : Le Grand Chef Loup

 

“Dans ma ville il y a des cactus, ou du moins de mon champ de vision. Me voilà encore une fois en plein désert, bravo Boogie bien joué. C’est la première chose qui m’est passée par la tête en ouvrant les yeux. J’étais dans une plaine aride, avec de nombreux cactus et, stupeur, quelques bisons.

Il s’avère que je me trouvais en fait à l’entrée d’un village, je regardais juste dans la mauvaise direction. Je me dirigeais donc dans le village, en remarquant qu’autour de moi, les enfants jouaient : se courant après, se chamaillant et se mettant parfois en hauteur pour s’échapper, un groupe d’hommes et de femmes s’occupait de faire la vaisselle tandis qu’un dernier groupe d’hommes assis me regardait fixement.

J’allai à leur rencontre quand un d’eux se leva sourire aux lèvres et vînt à ma rencontre. Il devait m’avoir reconnu, car à son allure il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de mon (arrière-arrière-arrière-etc) cousin Grand Chef Loup ! Il me prit dans ses bras et m’entraina à part sous les regards interloqués des autres villageois. Notre discussion dura très longtemps, et les sujets furent nombreux. Quelle baie cueillir en fonction de la période de l’année, à quels endroits du fleuve les poissons étaient les plus nombreux, de quelle façon améliorer son RP lorsqu’on se fait poursuivre par un buffle, etc.

Le sujet qui m’intrigua le plus fut celui concernant les nouveaux arrivants. Ils étaient plus clairs de peau, portaient des chapeaux ronds (quelle drôle d’idée quand on peut porter des coiffes aussi ravissantes que pratiques) et étaient persuadés de tout connaître sur la course à pied. “Ils pensent que la seule et unique valeur de la course à pied c’est quand elle est pratiquée en sprint sur une courte distance. Ont-ils jamais entendu parler de l’endurance fondamentale, du fractionné, des entraînements croisés ou encore de la course au gnou ? Non, leur vision est bien trop égocentrée. Pour eux nous sommes les ignorants sauvages, car leurs yeux sont emplis de nuages.”

Sur ces mots, nous prîmes la direction du village. Ses obligations le rattrapant, mon cousin me laissa avec les autres habitants. C’est avec des réflexions et des questions plein la tête que je rentrai chez moi ce soir là.”

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Avant-dernière étape du parcours initiatique de Boogie, chorée avec Disco Loup

 

L’avant dernière étape de mon voyage devait me mener en plein milieu d’une époque mouvementée. Je devais retrouver mon cousin Disco Loup, et je tenais de mon père qu’il avait deux péchés mignons, les trails en montagne et les boîtes de nuit. Je le retrouvais donc logiquement en plein entraînement, et nous eûmes tout loisir de discuter après nous être entraînés.

Il fut tout étonné d’apprendre que nous nous équipions de bâtons, sac et autres gels pour nous accompagner lors de nos aventures montagnardes. Je fus assez surpris de constater qu’un débardeur bien trop ample, un bandeau à cheveux et un légendaire mini short rose (qui n'aurait pas perdu à être un peu plus ample) constituaient la quasi-globalité de son attirail. 

L'entraînement et la discussion touchant à leur fin, Disco Loup m’a proposé d’aller expérimenter la fameuse fièvre du samedi soir. Autant vous dire qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour me retrouver paré de mon plus bel attirail de clubber.

Arrivé au temple de la funk, mon cousin me dit qu’il y avait un groupe de 5 danseurs résidents qui gagnaient tous les battles de danse depuis des mois. C’était sans compter sur la chorégraphie familiale que je m’empressais de lui apprendre.

Un dancefloor enflammé plus tard, le club tout entier nous regardait bouche bée. Loin d’êtres mauvais perdants, les 5 frères vinrent nous féliciter en nous offrant quelques lampées d’un délicieux breuvage mexicain. J’ai appris quelques années plus que tard que cette merveilleuse soirée avait été immortalisé par ces 5 lurons dans une musique intitulée “Blame it on the Boogie”. Il m’arrive encore d’agiter mes pattounes en souvenir de cette nuit. 

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Et du coup, maintenant ?

“Après tous ces voyages, et en m’inspirant du meilleur de tous mes cousins que j’ai pu rencontrer, j’ai pu devenir une meilleure version de moi même. En paix avec moi-même, mais aussi mes congénères et les squaddies, je suis bien plus serein qu’à mon départ. J’ai aussi plus conscience de la planète sur laquelle je vis et du respect que je lui dois."

 

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Et vous, vous avez préféré quel cousin ? 

 

Tags: La Meute

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