Écologie

Publié par Lisa-Marie le Apr 25, 2022 3:36:10 PM

Agriculture durable : fonctionnement et enjeux en 2022 | Squadeasy

Avec les différentes problématiques climatiques, notre écosystème se voit menacé. L’agriculture durable est l’une des réponses aux enjeux environnementaux. Ce terme a été défini en 1987 par le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland.

Qu'est-ce que l’agriculture durable ?

La définition de l’agriculture durable

L’agriculture durable est le contraire d’une agriculture productiviste. C’est une pratique qui repose sur les principes du développement durable. En effet, elle respecte les limites écologique, économique et sociale.


On peut donc dire que l’agriculture durable est une exploitation durable, viable, vivable, responsable et transmissible.

Quels sont les 3 piliers d'une agriculture durable ?

L’agriculture durable repose sur 3 piliers fondamentaux (en harmonie avec ceux du développement durable) :

  • Économique 
  • Sociétal 
  • Environnemental  
  • Quels sont les objectifs de l'agriculture durable ?

  •  

Les objectifs définis visent à répondre aux enjeux du développement durable, il en existe plusieurs, en voici quelques uns: 

  • -     Renforcer les systèmes de production ainsi que les politiques et institutions qui appuient la sécurité alimentaire.
  • -     Favoriser des écosystèmes sains et une gestion durable de la terre, de l’eau et des ressources naturelles, tout en          garantissant une sécurité alimentaire mondiale.
  • -     Répondre aux besoins des générations présentes et futures quant aux produits et aux services, tout en                          garantissant une rentabilité, une santé environnementale et une équité sociale et économique.
  • -     Améliorer l’efficacité de l’usage des ressources, la protection de l’environnement et la résilience des systèmes.
  • -     Une agriculture durable requiert un système de gouvernance global dont les politiques et régimes commerciaux            promeuvent la sécurité alimentaire, et dont les politiques agricoles sont revues en vue de renforcer les marchés            agricoles locaux et régionaux.
  • Les différents courants de l’agriculture durable 


  • Il existe 3 types d’agriculture durable, nous allons nous intéresser à chacun d’entre eux afin de voir les différences, mais aussi comprendre ce qu’ils apportent. 


    L’agriculture paysanne est un modèle de production agricole qui tient compte de l’environnement local et des ressources rares. Elle s’articule autour de 6 thèmes :
  1.  
  2. 1/    Autonomie : Développer l’autonomie des fermes:
  • -      Rester maître des décisions à prendre sur la ferme
  • -     Produire soi même les aliments pour les animaux et valoriser les ressources locales
  • -     Limiter la dépendance de la ferme aux énergies fossiles 
  • -     Maîtriser l’endettement et la dépendance aux aides de la ferme

  1. 2/   Transmissibilité : Accompagner les paysans pour la transmission de leurs fermes aux nouvelles                                générations: 
  • -     Limiter les agrandissements et les investissements
  • -     Sécuriser le foncier
  • -     Assurer la viabilité de la ferme en intégrant son travail dans le calcul des coûts de production
  • -     Ne pas décourager les volontés d’installation
  • -     Rendre la ferme agréable à vivre 
  •  
  1. 3/    Développement local : Le paysan est un acteur local dynamique: 
  • -     Entrer dans un réseau local de partage agricole 
  • -     Ouvrir sa ferme régulièrement au public
  • -     S’investir dans la vie citoyenne

  1. 4/    Répartition : Répartir équitablement les volumes de production: 
  • -     Dégager un revenu suffisant 
  • -     Mieux valoriser ses produits
  • -     Améliorer la marge nette (limiter la capitalisation et réduction des intrants)

  1. 5/   Qualité : Développer la qualité et le goût des productions agricoles:
  • -     Produire avec transparence vis-à-vis des consommateurs
  • -     Respect des cycles naturels et du bien-être animal 
  • -     Apprécier sa propre production pour mieux la commercialiser
  • -     Choisir le label adéquat

  1. 6/   Travail avec la nature : La nature est le principal capital des paysans, il est essentiel de travailler avec elle           et non contre elle:
  • -     Conserver la fertilité des sols (long terme)
  • -     Mettre l’accent sur la biodiversité domestique et la mixité des productions
  • -     Préserver les ressources naturelles et les partager de manière équitable
  •  
  • L'agroécologie est une pratique agricole qui permet d’assurer une production pérenne tout en respectant les limites de la Terre. Elle repose sur plusieurs principes :

  •  1/     Une éthique de vie: un nouveau positionnement et une nouvelle manière de cultiver la Terre. Ne plus travailler              contre la nature mais travailler avec. Les paysans utilisent tout ce que la nature peut leur donner pour produire de          manière efficiente, durable et saine.
  •  2/     Associer cultures et activités: Cultiver des plantes, s’occuper des animaux adaptés au milieu et en                               complémentarité. Il permet également au paysan de pouvoir produire son propre engrais écologique pour sa                     production végétale (grâce au fumier). L’agroécologie permet une alimentation diversifiée et saine pour                           l’Homme et l’environnement.
  • 3/     Utiliser les ressources de manière raisonnée: Utiliser les ressources naturelles de la Terre pour produire.                    Ce qui permet de créer un cercle vertueux de reproduction voire d’amélioration des potentialités et de la                          productivité naturelle des espaces cultivés. 
  • 4/     Favoriser les échanges locaux: Favoriser les circuits courts (exemple : la vente à des restaurants ou magasins à           proximité) et la vente directe (exemple : avec une boutique dans la ferme). Les fermes agro écologiques recréent           du lien social sur le territoire et ont un impact positif sur l’économie d’une région en favorisant directement ou                 indirectement l’emploi et la vie des petits commerces de proximité. 
  • 5/     Améliorer l’autonomisation des petites fermes: La pratique de l’agroécologie favorise l’autonomie et                            l’indépendance des paysans. Ils réduisent les coûts et bénéficient d’un revenu avec lequel ils peuvent vivre                      décemment. De plus, la polyculture permet d’être moins vulnérable en cas de crise, notamment climatique. 
  • 6/     Science nouvelle et savoir ancien: Selon le rapport FAO sur l’agroécologie, si l’on venait à généraliser cette                   pratique, nous doublerions la production alimentaire mondiale en l’espace de 10 ans, tout en favorisant une                     alimentation plus saine pour l’Homme, une production positive pour la terre et également le développement de               l’emploi.
  • La permaculture, c’est un mode de culture ou un système agricole qui utilise des principes d’écologie et des savoirs traditionnels afin de reproduire un écosystème naturel. On peut également dire que la permaculture reproduit ce que fait la nature. Elle repose sur 10 piliers : 

  •  
  • 1/     un sol vivant (vers de terre, micro-organismes, matière organique…) ;
  • 2/     une biodiversité riche (nombreuses espèces cultivées voire sauvages, faune variée) ;
  • 3/     des associations de culture sur une même parcelle (pas de monoculture) ;
  • 4/     un fonctionnement en circuit fermé : pas de déchets générés, pas ou peu d’apports exogènes (pas d’achat                     d’engrais, choix de variétés traditionnelles pouvant être ressemées, déchets verts recyclés sur place…) ;
  • 5/     une utilisation optimale de l’eau (récupération de l’eau de pluie, protection du sol) ;
  • 6/     produire beaucoup sur une petite surface : cultures en hauteur, cultures étagées… ;
  • 7/     introduction d’animaux domestiques (poules, moutons…) ;
  • 8/     couverture permanente du sol (engrais verts, paillage, succession des cultures au cours d’une saison…) ;
  • 9/     un travail du sol très limité voire inexistant pour ne pas perturber son équilibre ;
  • 10/     une surface cultivée faible mais avec une bonne productivité.

 

Quels sont les avantages de l’agriculture durable ?

L’agriculture durable présente de nombreux avantages, nous en avons sélectionné quelques uns: 

  •    La production agricole: Elle est améliorée en raison des éléments du sol qui sont constamment plus élevés et ne        se dégradent jamais. L’agriculture durable favorise une production plus respectueuse de l’environnement et                    améliore donc les profits.
  • -     Ruissellement et érosion: Elle permet de réduire ces phénomènes, car les cultures peuvent être alternées toutes         l’année. 
  • -     Réduction des coûts: Pas de dépense pour les engrais artificiels, pesticides et herbicides. En effet, grâce à                  l’agriculture durable, la ferme est un écosystème robuste qui peut faire face à différentes perturbations. 
  •  
  • Quels sont les inconvénients de l’agriculture durable ?

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L’agriculture durable est très avantageuse comme nous avons pu le constater, mais elle représente également quelques inconvénients:


  •     Difficile de cultiver plusieurs cultures à la fois: Pour l'agriculture de masse, il peut être difficile de gérer des pratiques agricoles durables. En effet, la durabilité signifie généralement réduire légèrement la taille de la culture afin que les plantes ne lessivent pas les éléments nutritifs du sol.
  • Néanmoins, au fil des années, la pratique sera amenée à évoluer et deviendra sûrement plus employable pour l’agriculture de masse.

  • Comment mettre en place l’agriculture durable ?

  • Optimiser la consommation des ressources naturelles dans l’agriculture (notamment l’eau)

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  • Le monde agricole tente de trouver des solutions pour mieux gérer ses ressources en eau. En effet, près de  50 % de l'eau potable est consommée par l’agriculture en France (soit 70% au niveau mondial).

    Le réchauffement climatique pousse les agriculteurs à revoir complètement le système agricole.  Cette problématique se pose de plus en plus, afin de trouver des alternatives durant les périodes de sécheresse accompagnées de périodes de forte pluie qui viendront se multiplier, au fil des années.
    Pour y répondre, voici les solutions rapides qui s’offrent aux agriculteurs : le stockage des eaux usées comme cela se fait déjà dans plusieurs pays européens, la diversification des cultures, recouvrir les sols avec des résidus végétaux.
  • Privilégier l’agriculture écologique

  • Une solution est d’opter pour l’agriculture écologique pour préserver la biodiversité sur la protection des sols, des eaux et du climat. En effet, une telle pratique permet de ne pas détruire la nature, mais plutôt de travailler avec elle dans la production d’aliments sains de manière pérenne pour l’Homme. 

  • Préserver et enrichir les sols agricoles

  • La production agricole est impactée directement par les sols. C’est pourquoi il est important de les préserver, car des sols agricoles en bonne santé permettent une résilience de la production agricole face aux conséquences du changement climatique: 

  • Amélioration de l’état sanitaire des plantes et des rendements des récoltes: la matière organique favorise la disponibilité des nutriments et leur absorption. La bonne structure du sol et sa porosité favorisent l’aération du sol et l’oxygénation du système racinaire des plantes.

    Augmentation de l’infiltration de l’eau de sa rétention d’eau: des sols vivants bien structurés, avec une bonne porosité, peuvent retenir jusqu’à 20 fois leur masse en eau.

    Réduction de la perte de matière organique et protection physique du sol: celle-ci stabilise la structure du sol et le rend plus résistant à l’érosion du vent et de l’eau.

    Capture du carbone et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Augmentation de la biodiversité: un sol vivant participe à la biodiversité de tout son écosystème.

    Amélioration de la qualité de l’eau: plus de matière organique ainsi qu’un sol plus structuré et poreux permettent une infiltration de l’eau et une activité biologique accrue et donc une eau mieux filtrée.

  • Limiter au maximum l’élevage intensif

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  • En France, en 2018, on compte en moyenne 80% des espèces (porcs, bovins, poulets) élevées dans des élevages intensifs, c’est-à-dire, dans des cages ou bâtiments dont ils ne peuvent sortir. Dans le cadre des débats sur la loi agriculture et alimentation, les députés ont adopté un amendement porté par le CIWF, une ONG internationale contre l’élevage intensif, sur l’étiquetage de la viande : s’il est définitivement validé, il permettra de savoir, à partir de 2023, comment a été élevé l’animal (en plein air ou non).

    Sur le plan alimentaire on remarque tout de même un changement qui se dirige petit à petit vers un mode de consommation plus responsable. Selon l’ADEME il s’agit de : « choisir ses biens de consommation en fonction de ses besoins et de leurs impacts sur l'environnement » cohérent avec les 3 piliers du développement durable.

 

Activité physique et mobilité durable en entreprise

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