Publié par Marin Hanouille le 19/05/22

Ce que nous dit le rapport du GIEC d'Avril 2022

Le groupe international sur l'évolution du climat (GIEC) a été créé en 1998 et a comme objectif de fournir des évaluations précises sur les évolutions climatiques, leurs causes, conséquences et les mesures à prendre pour parer au réchauffement climatique notamment. 

Depuis 1998, l'organisme a produit 5 rapports d'études, il utilise et combine les recherches publiées dans les différentes revues scientifiques et fait office de référence au niveau mondial puisqu'il est validé par tous les pays membres de l'ONU. 

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Le 6ème rapport du GIEC, publié le 4 avril 2022, fait état d'une situation critique et très préoccupante. L'accord de Paris avait fixé la limite à ne pas atteindre pour le réchauffement climatique à 2° voir 1,5°, or selon le rapport il est déjà à 1,1°. Voici les différentes mesures à prendre pour atteindre cet objectif : 

- Le rapport précise ainsi que si nous ne réduisons pas nos émissions de gaz à effet de serre drastiquement, l'objectif ne serait jamais atteint. Pour avoir une chance de l'atteindre, il faudrait que les émissions de gaz à effet de serre mondiales s'alignent sur celles de 2020, pendant la pandémie. Néanmoins, depuis 2021, les chiffres sont redevenus équivalents à ceux précédant la pandémie. 

- Réduire considérablement notre recours aux énergies fossiles. Selon le rapport, il faudrait baisser notre consommation de pétrole de 30%, notre consommation de gaz de 50%, et supprimer complètement notre consommation de charbon. Ce changement d'habitude au niveau mondial ne peut se faire que si le monde s'organise ensemble vers une transition rapide vers les énergies renouvelables.

- Atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 en changeant notre mode de vie. En plus de décarboner la production d'énergie, il faudrait que nous changions notre mode de vie et de consommation que cela soit dans la mobilité, l'alimentation, la production, etc... Enfin, il faudrait également pouvoir réduire nos émissions de carbone dans les secteurs de l'agriculture et de l'industrie puisque ce sont deux secteurs qui sont extrêmement énergivores. 

- Étouffer au maximum les émissions de méthane. Le méthane est le gaz qui a l'impact le plus important sur la planète. En effet, il représente près d'1/5ème du réchauffement climatique. Le méthane se dégage notamment lors de la production des énergies fossiles, mais aussi dans le processus d'élevage des animaux. Les émissions de ce gaz devraient être réduites de moitié afin de tenir l'objectif de limitation du réchauffement climatique. 

- Prioriser la capture du CO2. La capture du carbone peut se faire selon plusieurs procédés ou techniques, elle peut être naturelle ou non. En effet, alors que naturellement, la plantation d'arbres est une technique permettant de capturer du CO2, il existe d'autres techniques industrielles avec des procédés de capture du carbone et de stockage mais qui ne sont pas encore au point concrètement à l'heure où l'on se parle.

- Se donner les moyens de ses ambitions. Lutter contre le réchauffement climatique coûte cher et fait perdre des points de PIB. Oui, les grandes puissances doivent accepter que considérer les enjeux climatiques et agir en ce sens va leur coûter de l'argent. Le rapport du GIEC a notamment établi que les pays riches dépensaient 2 à 5 fois moins que nécessaire pour lutter contre le réchauffement.  


En résumé, le rapport du GIEC est très alarmant et les décisions ne doivent pas être prises à la légère et surtout arriver le plus rapidement possible. Les états doivent de toute urgence adapter leur politique climatique aux enjeux actuels et ainsi considérer la réduction des gaz à effet de serre comme la priorité n°1.

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